Ce blog s’est souvent attaché à décrypter le langage en politique. Les gestes et les comportements ont leur importance, ils signifient autant que les mots.
En la matière, l’analyse des interventions d’Eric Woerth permet sans doute d’éclairer l’acharnement de ses détracteurs, dès lors qu’il s’est retrouvé en situation de faiblesse. La politique est une arène et toute faiblesse se paie cher.
Tout commence par un « stupide » dans une réponse d’Eric Woerth en décembre 2009 à une question d’actualité de Christian Eckert sur le conflit d’intérêt entre son poste de Ministre du Budget et de trésorier de l’UMP qui avait reçu les gros donateurs de l’UMP (parfois en indélicatesse avec le fisc)… Tout le langage d’Eric Woerth est pétri de termes méprisants : « vous n’avez rien compris », « votre question est stupide », « la réalité, c’est que le Parti socialiste n’a rien à proposer »… Sans oublier la gestuelle qui va avec, le pouce et l’index se touchant, montrant un zéro symbolique aux interlocuteurs.
Comment s’étonner alors, que celui qui a pris pour habitude, depuis juin 2007, de ne jamais répondre au fond mais de tout traiter par le mépris, la désinvolture et l’accusation permanente se retrouve pris dans les rets de son propre piège?

Tags: Eric Woerth, éthique, langage, politique
« « On doit se dévouer à l’intérêt public » Cicéron Accueil « le prince qui s’appuie totalement sur la fortune s’effondre lorsque celle-ci varie » Machiavel »



GILLERON Bernard le 7 juillet 2010 11:06
Tu as raison Thomas, je partage entièrement cette analyse.
Depuis bien longtemps j’avais remarqué l’attitude à l’Assemblée et dans les Médias du sinistre Mr Woerth.
Celui-ci n’est pas du tout un lampiste du système Sarkozy-Parisot: il en est un des activistes les plus zélés et les plus hargneux.
Et pas que dans la gestuelle: un ministre du Budget ça arbitre(avec l’aval du Président), et ses arbitrages ont toujours été en faveur des plus riches et contre les gens modestes.
Warren Buffet, le milliardaire américain a déclaré:
« bien sûr que si, la guerre des classes existe, et nous[les capitalistes] sommes en train de la gagner »
Ça a toujours été la devise du Feldmarschal Woerth!
« A labourer les champs de bataille, on récolte des pruneaux », écrivais-je ce matin sur Facebook.
Ceux que Woerth récolte aujourd’hui, ils les a amplement cherchés et mérités.
Il est responsable ET coupable: taïaut!