Le premier tour des élections régionales a placé les socialistes en tête de toutes les autres formations politiques.
L’offre politique dans chaque Région était suffisamment vaste, pour que ce choix de porter globalement au-delà de 29% sur l’ensemble de notre territoire soit un vote d’adhésion et non pas de dépit ou de simple rejet de l’UMP.
Ce vote signifie clairement que nous sommes de nouveau, timidement, capables de convaincre les Français que nous sommes les mieux à même de défendre la cohésion de notre société, une vision du vivre ensemble qui tranche avec le chacun pour soi de Nicolas Sarkozy. Ce n’est qu’un premier pas, fragile. Trop d’égos sont encore dans la course aux présidentielles pour ne pas abîmer cette lueur dans l’horizon politique.
Ce vote signifie clairement que les socialistes sont toujours le premier parti de l’opposition. Ceux qui pensaient le mettre à bas, dans des logiques de transferts vers d’autres formations de gauche ou lui siphonner ses voix en sont pour leurs frais.
Nous sommes là et nous n’aspirons qu’à servir nos concitoyens. Nous n’aspirons qu’à défendre une France décentralisée qui accorde une large place aux pouvoirs locaux. Le défi que François Hollande avait assigné à Martine Aubry d’être en tête au premier tour est rempli.
Nous contestons ces procès stériles et presque enfantins de l’UMP à notre égard. Hausse frénétique de la fiscalité (même Nicolas Sarkozy y va de son couplet dans son interview au Figaro Magazine) alors même que l’UMP oublie les transferts de charge non compensés. Antagonismes entre Europe Ecologie et Parti socialiste, alors que nous avons su montrer pendant 6 ans notre capacité à travailler et à gouverner les Régions ensemble. Taux d’abstention record, alors même que tout Français écoutant les discours vomitifs sur l’identité nationale, l’exploitation du prétendu casier judiciaire d’Ali Soumaré, etc. se boucherait le nez. Le taux d’abstention record, c’est d’abord celui d’un électorat de droite qui est tout aussi insatisfait que nous de l’exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy. Il faut convenir, à la décharge de ces électeurs que si le seul argument qui reste à Xavier Bertrand c’est de dire que « le bilan des présidents de région socialiste est nul », cette ambiance de cour de récréation de maternelle ne les a pas incités à se remuer.
L’UMP pourra tenter de noyer le poisson : avec 19 ministres candidats et pas un en situation théorique de surprendre les sondages, cela s’appelle une raclée. Et on peut tenter toutes les digressions, toutes les manipulations, mais lorsque la moitié d’un gouvernement est candidate, c’est bien qu’il y a un enjeu national pour le parti au pouvoir.
La dernière grande leçon de ce premier tour est l’affirmation d’un leader de l’opposition : Martine Aubry. Alors que la plupart des présidents de région ne voulaient pas entendre parler du Parti socialiste, il y a 6 mois, Martine Aubry a renoué un fil entre les français et le PS. Les querelles d’égo se sont estompées. Nous avons enfin écouté les Français et nous les avons rencontrés.
Nous avons même retrouvé cette envie de leur parler, de leur faire des propositions. Le porte à porte est redevenu un outil militant plébiscité.
Nos concitoyens nous ont aussi encouragés à avancer. Nombre d’entre eux nous ont dit sur le terrain qu’ils voyaient nos efforts et attendaient encore plus de nous. C’est ce que nous allons tenter de faire.

Tags: démocratie, élections, martine aubry, Parti socialiste, régionales, UMP
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