La fin d’une année est le temps propice pour les bilans. Ne manquons pas celui du grand retour d’André Santini à l’Assemblée nationale après sa sortie du Gouvernement en juin dernier. Souvenez-vous. Petit remaniement en juin, après les européennes. Le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique disparaît, ses fonctions étant reprises par Eric Woerth, dans la logique uniquement comptable de la RGPP.
De retour discret à l’Assemblée, André Santini aura d’abord contribué à en évincer Frédéric Lefebvre qui ne manque à personne.
On ne peut pas dire, cinq mois après son retour dans l’hémicycle qu’il ait brillé par son travail de parlementaire. Le site nosdéputés.fr dresse le bilan de ces 5 mois : 7 semaines d’activités, 8 présences en commission, 2 interventions en commission, 0 interventions longues ou courtes dans l’hémicycle, 1 amendement signé, 0 question écrite, 0 question orale… Pas brillant brillant pour un hyper élu…
Mais convenons qu’il est peut-être difficile d’être maire, député, président d’agglo, président du SEDIF, président du Comité de Bassin Seine Normandie et j’en passe. Peut-être même bientôt Président de la Société du Grand Paris, cette machine à tuer la démocratie locale et à bétonner l’Ile-de-France?
Voici un bon archétype d’une conception datée et périmée du Député qui alimente les chroniques quotidiennes qui fleurent bon le poujadisme sur l’absence de nos élus, leur méconnaissance des textes et le manque de travail parlementaire.
D’autres métodes sont possibles pour porter plus haut les voix des électeurs de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine. Une autre éthique existe pour faire du travail parlementaire un engagement quotidien, sans avoir besoin de cumuler fonctions et mandats. C’est ce que nous nous emploierons à démontrer dans les années qui viennent.

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