Depuis quelques jours, le Laboratoire des idées du Parti socialiste, dont je suis un des modestes contributeurs, fait l’honneur de la presse.
Je confesse mon incompréhension devant les prises de position de Lucile Schmid dont il me fut donné d’être le suppléant aux élections législatives de 2002.
Je crois avant toute chose au travail et à l’engagement collectifs. Un parti n’existe et ne progresse que si les individualités savent se fondre dans une éthique commune et une volonté d’avancer ensemble. Le « Lab » est justement cet espace de travail en partie dans l’ombre et non la lumière des stars du PS où se testent des idées, où se construisent des argumentaires qui n’ont pas vocation à donner des fruits immédiatement ni à être visibles de tous. C’est du travail de backoffice. C’est sans doute le plus ingrat en politique, quand tant aspirent à occuper les feux de la rampe. 
Ce travail nécessite un investissement de long terme et ne saurait payer de suite, un an seulement après le Congrès de Reims. Que serions-nous, nous les socialistes, avec un projet de société bouclé plus de deux ans avant les élections présidentielles? Nous serions ridicules. Si nous avions tout compris à tout, nous serions aujourd’hui en situation d’occuper les plus hautes sphères de l’Etat et non campés dans l’opposition pour 5 ans.
Le « lab » comme le reste du parti suppose aujourd’hui trois ingrédients : modestie, engagement de long terme et acceptation du travail collectif. Nous ne sommes jamais plus forts que lorsque nous chassons en meute !
A contrario, nous ne sommes jamais plus faibles que lorsque nous sommes divisés ou que nous « jouons perso ».
A ce titre, je me permets les questions suivantes :
Quel était l’intérêt d’étaler dans la presse une démission qui n’a pour seule conséquence de salir le parti que nous entendons tous relever?
Comment croire en une démarche vertueuse, fondée sur les convictions et une éthique de la politique, alors même que cette démission intervient quelques jours après la ratification de nos listes aux régionales dont Lucile ne fait malheureusement pas partie ? Mes doutes sont d’autant plus forts que j’ai eu sous les yeux la liste des candidatures déposées auprès d’Europe Ecologie avant le 19 novembre dernier, sur laquelle figurait le nom de Lucile Schmid. Chacune des candidatures pour être enregistrée, m’a-t-on dit, devait être accompagnée d’un CV et d’une lettre de motivation. Le 19 novembre… c’était bien avant le vote des militants de ma fédération ratifiant les listes… Je ne sais qui croire ni surtout que penser.
Enfin, je ne peux que m’interroger sur l’avenir de la gauche de la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine qui se serait bien passée de toutes ces déclarations péremptoires qui ne feront que le miel d’André Santini. Personne n’avait besoin sur notre territoire de ces annonces véléitaires.
La démocratie est l’ennemie de la technocratie.
Pour ma part, je souhaite poursuivre mon travail de petite fourmi au sein du laboratoire des Idées et de militant quotidien sur Issy-les-Moulineaux et dans les Hauts-de-Seine avec les camarades. J’aurai sans doute été plus tendre si le travail local avait été aussi visible.

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Filipovic Sandra le 24 décembre 2009 16:43
Bonjour Thomas,
Juste une petite graine… suite à la lecture de cette note et de ta note précédente. Il me semble que si de nombreux électeurs PS sont allés « brouter » l’herbe des Verts, c’est parce qu’elle est bio !… Le PS est au milieu du gué. Les classes « populaires » (à re-définir, j’ai vu que vous organisiez un débat à ce sujet) ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans ses idées alors que certaines motions méprisent ce que vous appelez les « bobos », càd les classes moyennes. Je me doute que vous menez une réflexion à ce sujet, puisque même Martine Aubry a parlé sur France Inter de la volonté du PS de voir l’agriculture convertie au bio ! Sauf qu’à par ça, personne n’incarne chez vous un tant soit peu cette préoccupation de la qualité de l’environnement que nous allons laisser à nos enfants.
Amicalement et avec grand intérêt,
Sandra
thpuijalon le 24 décembre 2009 22:45
Cela devient une préoccupation dans tous nos débats. Mais nous ne laissons jamais de côté la composante sociale. Il y a aujourd’hui un grand risque de reproduire une fracture environnementale. Philippe Martin, député du Gers et secrétaire national à l’écologie formulera bientôt des propositions.
thomas puijalon le 4 janvier 2010 11:40
http://www.nonfiction.fr/article-3027-lucile_schmid_quitte_le_laboratoire_des_idees_du_parti_socialiste.htm
Xavier le 7 janvier 2010 16:22
L écologie a toujours été l’une des préoccupations du parti socialiste, que nous avons délègue la gestion quand nous étions en responsabilité a nos partenaires verts dont c était et c est toujours la seule inquiétude.
En ce qui concerne Lucile Schmid, ce ne pas tant qu’elle puisse penser que l’herbe serait plus verte chez les verts mais surtout que la lassitude des militants qui la connaissaient devant un comportement démobilisant.
Son éviction des listes régionales aurait du lui faire comprendre qu être une femme énarque n est pas suffisant si cela ne s accompagne pas d’ une présence sur le terrain, d’ un dialogue avec les citoyens ou au moins avec les militants.
Quand on se veut électron libre, il ne faut pas être étonner ensuite de laisser froid le noyau des militants.
socialo le 31 janvier 2010 15:11
Salut camarade,
surprise aussi de retrouver Mme Schmid sur un tract d’Europe Ecologie pour un meeting à Antony le 5 février prochain. « Ex vice-présidente du laboratoire des idées »… On aura tout vu. Faut vraiment qu’elle ait un égo surdimensionné pour oser se présenter comme ça.
thpuijalon le 1 février 2010 11:53
Cher camarade,
je partage ton point de vue et la déception amère des camarades isséens et du reste de la 10ème circonscription des Hauts de Seine qui ont consacré du temps, de l’énergie et parfois de l’argent pour porter par deux fois sa candidature aux élections législatives.
Après ce divorce qui ne dit pas son nom, nous avons l’énergie et l’audace pour tourner cette page et construire la succession d’André Santini!
Une nouvelle pas si inattendue | Jardin politique le 22 février 2010 16:47
[...] ne me surprend pas. Des amis d’Europe Ecologie m’avaient déjà fait part de ses contacts pour intégrer leur liste après la décision de la fédération PS 92 de ne pas la reconduire sur [...]
julien le 5 mars 2010 18:06
vous éludez un grand nombres des points qui ont justifié la décision de Lucile Schmid.
Vous parlez de manière péremptoire, sans soucis de restituer la réalité, les enjeux, les raisons profondes du désaccord qui ont amené Lucile Schmid à démissionner.
L’enjeu semble pour vous ailleurs. Les bruits cours sur votre envie d’y aller, de vous lancer dans l’arène politique. Convenez que cette démission vous arrange et vous évitera de devoir mener une sale guerre en interne du PS contre une candidate socialiste qui, malgré ce que laisse entendre vos écrits, demeurait peu contesté.
julien le 5 mars 2010 18:08
j’oubliais, qu’en est-il de votre travail au sein du lab? Plus loin dans l’analyse du vocable Sarkoziste? Cela doit être effectivement un travail important et intéressant pour le PS…
thpuijalon le 8 mars 2010 11:25
Cher Julien,
je réponds à vos deux commentaires d’un coup.
Il n’y a pas de prise de position péremptoire dans mes posts. Seulement un point de vue qui peut donner une autre facette d’une réalité plus complexe que les beaux sentiments peuvent le laisser accroire.
Je n’ai pas attendu cette démission pour me lancer dans l’arène politique. J’étais même le principal artisan local de l’arrivée de Lucile sur notre circonscription en 2002. Professionnellement et en tant que militant, j’ai toujours oeuvré pour les mêmes convictions de justice, de progrès social et d’ancrage local de la gauche. Sans avoir besoin d’être élu.