En mars 2010, nous allons élire les conseillers régionaux qui ne siègeront que pendant 4 ans, jusqu’en 2014. Nicolas Sarkozy en a décidé ainsi, leur mandat sera amputé de deux ans, pour mettre en place le fumeux conseiller territorial siégeant à la fois au département et à la Région.
Quatre ans c’est très court lorsque l’on a la responsabilité de lancer ou de poursuivre la rénovation et la construction de lycées qui mettent 6 ans à émerger. C’est encore plus court lorsqu’il faut prendre des décisions qui engagent la Région à 10 ou 15 ans en matière de construction d’infrastructures de transports en commun. La tentation sera grande de rendre « utiles » et payantes politiquement ces quatre années; privilégier les choix de court terme, visibles immédiatement, le fonctionnement au détriment de l’investissement.
A l’aune des six années qui viennent de s’écouler, nous avons engagé une discussion en section sur ce que doit être un élu moderne. La rénovation du Parti socialiste est passée par là. La liste des critères s’allonge pour définir le profil idéal de nos futurs candidats dont le processus de désignation est en cours.
A mon sens, il faut revenir à des choses simples, des fondamentaux.
Les sortants seront nombreux. Chacun doit pouvoir s’enorgueillir d’un bulletin local et régulier présentant les actions conduites par la Région dans son secteur. Chacun a pu et a du organiser des réunions publiques de secteur pour présenter les projets de la Région en matière de transports, d’aménagement… Chacun a pu défendre l’action de la Région dans les lycées dans lesquels il siégeait. Ces actions de continuité, ce travail quotidien qui accompagne les sessions du conseil et de sa commission permanente sont un moyen de rendre compte de l’action et de l’utilisation de l’argent public auprès des citoyens. C’est surtout, dans un système où les cofinancements règnent entre collectivités, le moyen de ne pas laisser aux maires de droite préempter un bilan qui n’est pas le leur. Après tout, c’est ni plus ni moins comme cela que la droite a conquis une à une les villes communistes des Hauts-de-Seine à partir de la base arrière que constituait le Conseil général…
Nous pourrons juger le bilan de chaque sortant, puisque le renouvellement semble être à la mode, à l’aune des progrès qu’il a permis d’accomplir à la gauche localement pendant 6 ans avec les dossiers structurants que chacun a porté.
Le renouvellement étant à l’oeuvre, je formule le voeu que les entrants sur la liste ne soient pas là que pour eux-mêmes, pour « faire carrière » avant d’accéder à d’autres responsabilités. La course aux mandats est une plaie, alors que chaque niveau de responsabilité appelle des compétences et un engagement particuliers.
Je formule donc le voeu que chacun de nos futurs candidats dans les Hauts-de-Seine s’engage publiquement sur différents points :
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rendre compte régulièrement, par écrit, par internet et dans des réunions publiques de secteur de son action et des dossiers importants portés par la Région,
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s’investir localement et sur le Département pour porter des projets fédérateurs,
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s’engager à mettre à la disposition du Parti socialiste une partie de leurs indemnités d’élus (plus de 2 200€ par mois) pour faire vivre le parti – sauf les chômeurs et les étudiants bien entendu -, en payant des publications, des salles pour des réunions publiques…
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s’engager à être présents sur le terrain comme au conseil régional.
C’est le moins que l’on puisse attendre de tous nos prophètes en rénovation. C’est le moins que l’on puisse attendre dans un mandat raccourci, face à une droite qui ne respecte ni les citoyens ni la République. C’est le moins que l’on puisse attendre pour justifier du bien fondé des élus locaux et du bon usage des deniers publics.
J’ajoute, pour qu’aucune suspicion de frustration ne soit fondée, que je ne suis pas candidat à figurer sur les listes.

Tags: André SANTINI, élections, gauche, Issy-les-Moulineaux, politique, régionales, rénovation
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