Mauvais gestionnaires, c’est le seul qualificatif qui puisse s’appliquer à Nicolas Sarkozy et ses amis politiques. Alors que depuis des années, la droite fustige la gauche parce qu’elle gèrerait mal les finances publiques et en particulier les finances locales, le gouvernement de François Fillon vient de montrer qu’il était incapable de faire face à la crise et de maîtriser la dette.
140 milliards d’Euros, voilà le montant record de dettes supplémentaires que devrait générer en 2009 la gestion calamiteuse des finances publiques de Nicolas Sarkozy. 115 milliards annoncés pour 2010…
Alors que la droite va nous expliquer pendant tout l’automne qu’elle peut générer 28 millions d’Euros d’économies en créant les conseillers territoriaux par fusion des conseillers généraux et régionaux. Une goutte d’eau dans la mer, pour une démagogie maximum.
Parmi les dépenses somptuaires du gouvernement citons le toujours très en vogue « bouclier fiscal » qui au nom d’une idéologie primaire de la droite – « moins les riches paient d’impôts, mieux ils se portent » – coûte à l’ensemble de notre société plus que tout le reste. La TVA à 5,5% aura coûté près de 2Milliards d’Euros, pour quoi? Les prix n’ont pas baissé sur les cartes des restaurants et combien appliquent réellement la baisse?
Parmi les dépenses qui continuent d’augmenter figurent celles de l’Elysée, celles de Matignon. La sobriété n’est pas encore de mise dans les cabinets ministériels.
Cette droite arrogante n’a aucune mesure de la grogne qui monte dans le pays. Elle n’entend pas la révolte de ceux qui ont tout donné, à l’image des Conti, des New Fabri, des Molex et de tant d’autres, pour faire tourner leur entreprise. Elle ne perçoit pas l’explosion des révoltes agricoles, qui sont proches de jacqueries. Elle ne perçoit pas ce sentiment d’injustice qui plane sur le pays. Alors que Nicolas Sarkozy se complet chaque jour un peu plus dans le bling bling, chaque jour l’écart se creuse un peu plus entre ses promesses de Président du pouvoir d’achat. Les revenus salariaux stagnent, les prix à la consommation ne baissent pas, pire les prix de l’essence et du gaz qui ont connu une flambée sans précédent il y a un an ne sont jamais redescendus à la hauteur correspondant au cours de la matière première.
Contrairement à ce qu’annoncent Nicolas Sarkozy notre économie ne repartira pas comme cela. D’abord, la relance industrielle a tellement mal été préparée que notre croissance en sera plus faible. Tous les petits équipementiers automobiles qui ont mis la clés sous la porte manqueront pour la croissance.
La réforme de la taxe professionnelle va faire une victime : le secteur du BTP. Privées de recettes, les collectivités locales vont ralentir, voir bloquer leurs plans d’investissement sur la voirie, les batîments publics, les transports en commun. La crise n’est pas encore là pour ce secteur.
Nicolas Sarkozy n’aura su montrer qu’une seule chose depuis presque deux ans et demi : il a brouillé tous les repères, changé toutes les statistiques, bidouillé les règles électorales, mais cigale plus que fourmi, il a anesthésié notre économie.

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