Lors des Universités d’été du Parti socialiste, un petit sursaut s’est produit. Une petite étincelle. Pour la première fois, depuis de nombreuses années, le Parti socialiste faisait l’objet d’attention et de commentaires valorisant de la part des médias.
Pendant l’espace d’un week-end, le PS a enfin réussi l’exploit de voler le feu de l’UMP, ce qui la maintient à flot : les médias.
Martine Aubry a créé la surprise en annonçant vendredi l’ouverture de la rénovation de notre parti, sans que celle-ci ne se limitât aux seules primaires. Passée la stupeur de quelques barons, la salle fut conquise. La presse étonnée par ce « coup » préparé en secret.
Le discours de dimanche fut le deuxième acte de ce week-end, la forme et le fond. Enfin, ai-je entendu dans la salle, le PS propose une vision de la société, ébauche un projet où les différents éléments s’imbriquent et se tiennent. Enfin ce projet dépasse l’échéance électorale juste après mais trace des linéaments à 10 ou 15 ans.
L’UMP, qu’on le veuille ou non, a été piquée. Jean-François Copé ne pouvait pas nous rendre de plus précieux service qu’en déclamant : « La gauche est de retour ». Le miroir consacre l’existence de l’image qu’il reflète. Petit accroc dans la communication de l’UMP – qui n’est sans doute qu’une farce de plus dans la grande litanie des prises de guerre – la vraie fausse annonce de la nomination des nouveaux secrétaires d’Etat.
Depuis ce vol médiatique, l’UMP a repris ses bonnes vieilles méthodes: provocations, intimidation et outrance. La sécurité ressort du chapeau. Les mauvais chiffres sont imputables à Brice Hortefeux, pas à l’éternel Ministre de l’Intérieur qu’est Nicolas Sarkozy. La preuve? Le Président s’est déplacé lui-même place Bauveau pour réclamer des résultats. De même, Nicolas Sarkozy réunit l’UMP à l’Elysée pour lancer la bataille contre la gauche aux régionales. Il n’y a rien à attendre de l’UMP dans cette campagne qui va s’ouvrir. Ni attachements aux valeurs de la République, ni respect de la démocratie, ni respect des personnes, ni respect du pluralisme. Ce sera magouille, tricherie, mensonges, intimidations, caricature des propos… Bref une forme de fascisme.
Alors, nous n’avons qu’une solution, conserver ce précieux feu que nous avons volé. Continuer à faire l’actualité. Continuer à surprendre.

Tags: bataille culturelle, classes populaires, droite, extrême droite, Jardin politique, martine aubry, Nicolas SARKOZY, Parti socialiste
« Les métropoles et le désert français ! Accueil Refuser la soumission des collectivités locales ! »



thpuijalon le 16 novembre 2009 11:48
merci.
effectivement je n’ai pas oublié. J’en garde même un bon souvenir et regrette aujourd’hui de ne pas avoir de piano à la maison.
Cordialement
Thomas PUIJALON