Tombons les masques! Le discours de Nicolas SARKOZY devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles le lundi 22 juin 2009 est un aveu d’impuissance.
Le plus dur, le plus nu et le plus cruel aveu d’impuissance que l’on pouvait imaginer de la part d’un élu.
Pire que Jacques CHIRAC, Nicolas SARKOZY a tout simplement rayé d’un trait de plume les deux ans écoulés de son quiquennat.
Nicolas SARKOZY nous a patiemment tressé une vision de la France qui doit se relever de la crise. Il fera la chasse aux dépenses mauvaises, il ne laissera personne sur le chemin, il parie sur l’avenir en investissant massivement… Comme s’il avait été élu hier.
De 2007 à 2009, il ne s’est rien passé.
Pourtant, malgré son discours bien pensant sur l’égalité républicaine, Nicolas SARKOZY reste l’auteur du paquet fiscal qui, dès juillet 2007, a mis à bas l’égalité républicaine des Français devant l’impôt. C’est nier que ce paquet fiscal a accru les inégalités sociales et économiques dans notre pays.
Discours vertueux sur la chasse aux dépenses néfastes, alors même que le budget de l’Elysée a cru de + de 115% depuis 2007 sans hausse de la transparence et de la justification politique de ces dépenses.
Tout son discours est empreint d’une grande contradiction. Lui-même qui a détruit les services publics depuis 2007 – réforme de la carte judiciaire, réduction des moyens de l’hôpital, réduction des moyens de l’éducation nationale, transferts de dépenses cachés aux collectivités locales… – s’empresse aujourd’hui d’en défendre le modèle et d’expliquer que ce modèle est un modèle d’avenir. Mais, il restera un modèle sur le papier tant les services publics en ont pris pour leur grade depuis 2 ans…
En politique la responsabilité et l’honnêteté sont des valeurs importantes. On ne peut gommer sa responsabilité et son action d’un trait de plume.
Cette tentation qui est celle de Nicolas SARKOZY d’imposer qu’il n’y a plus ni droite ni gauche mais un consensus autour de sa personne, de son action, de son bilan et de ses perspectives est une ineptie contre laquelle nous devons nous dresser avec force. A nous de proposer, de redorer le clivage droite gauche sur les propositions.
Ne laissons pas s’instaurer cette lancinante musique de la dépolitisation de l’action publique au nom de l’unanimisme présidentiel.
Notre objectif majeur, à nous socialistes, est de soutenir le combat politique que Nicolas SARKOZY nous refuse. Il est habile de venir sur nos thèmes, nos problématiques et nos discours. Les actes ne seront pas au rendez-vous. La casse sociale va se poursuivre, sous la perfusion de la drogue que constitue l’anesthésie du discours présidentiel.
Debout la gauche!

Tags: congrès, impuissance, Nicolas SARKOZY, politique, socialiste



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