En proposant sa révision constitutionnelle, Nicolas SARKOZY avait promis un renforcement des droits du Parlement pour rééquilibrer les pouvoirs entre Exécutif et Législatif.
Ceci restera une promesse. Une promesse pour acheter quelques voix au Congrès.
Le récent rejet de la loi dite HADOPI par l’Assemblée nationale et le courroux présidentiel qui s’en suit aura une conséquence: le Parlement – et en particulier l’Assemblée nationale – sera bien le paillasson sur lequel le Président s’essuie les pieds. Le texte est réinscrit en urgence à la rentrée des vacances parlementaires de printemps.
C’est là tout le respect que le Président montre pour la représentation nationale.
Et les caciques de l’UMP de ressortir leur petite machine à fessées pour brocarder ces méchants députés qui sont absents. N’est-ce pas Monsieur BERTRAND? Lui qui ne siégeait pas non plus…
Cette petite musique est trop facile. Chaque fois que le gouvernement et le Président sont en difficulté, on désigne un coupable. Là, ce sont les députés qui brillent par leur absence alors qu’ils devraient montrer l’exemple en période de crise… Et ces méchants députés de l’opposition qui se cachent derrière les rideaux pour faire des coups pendant que les gentils députés de la majorité continuent de déjeuner à la buvette…
Ras le bol de ce populisme qui désigne la victime expiatoire de chaque bévue d’une politique qui ne peut conduire qu’à cela. Ras le bol de ce populisme qui frise le fascisme et qui ne respecte rien, qui est prêt à toutes les bassesses pour gagner une bataille médiatique, quitte à détruire un peu plus l’image d’institutions qui n’ont pas besoin de cela.
On pourrait aussi dans ces cas-là citer tel Ministre plus enclin à suivre les courses de ses chevaux que les prouesses de ses militaires, telle autre qui se terre dans son Ministère pendant la crise des outre-mers… Personne n’est irréprochable.
Dans deux semaines, les nouvelles victime sde la vindicte sarkozienne seront les méchants élus locaux de gauche d’Ile-de-France qui ne parviennent pas à rattraper les efforts que l’Etat n’a pas consenti pendant 30 ans dans les transports publics. Alors, hop hop hop, Nicolas SARKOZY va nous apporter sa solution toute faite. Quoi? Le Peuple avait désigné ses représentants et une ligne politique? Pas grave, on refera des élections, pour qu’elles soient conformes aux ambitions présidentielles.
Cette conception violente du pouvoir ne pourra conduire qu’à la ruine. Ce désir de pouvoir, cette soif de revanche, cette volonté de mettre à terre tous les autres pouvoirs locaux, syndicaux, sociaux, associatifs… n’ont rien à voir avec la démocratie.
Il est temps que la France se réveille. Il est temps que tous ceux dont les revenus du ménage sont inférieurs à 5 000€ nets mensuels comprennent que SARKOZY est leur ennemi, leur ennemi de classe. Un ennemi auquel plus aucune concession ne peut être consentie.

Tags: assemblée nationale, constitution, démocratie, gauche, politique, pouvoir, Sarkozy



thpuijalon le 16 avril 2009 12:15
Pas de place pour l’antiparlementarisme. Sa conséquence directe : renforcer Nicolas SARKOZY et la médiaprésidence.
François Charmont le 17 avril 2009 23:55
Tout-à-fait d’accord!!!