Nicolas SARKOZY a rattaché à sa personne la coordination des missions de renseignement civil et militaire, avec un coordonateur unique - Bernard BAJOLET - placé sous l’autorité directe du Président. Ce dernier transmettra directement ses instructions aux services par ce canal. Parmi les fonctions de Bernard BAJOLET figure le contrôle et l’octroi des fonds secrets…
Auparavant le Premier Ministre opérait la centralisation des demandes et les éventuels arbitrages…
Quelle différence?
La différence fondamentale réside dans le fait qu’il est plus difficile pour le Parlement, malgré la proposition d’une commission parlementaire sur le renseignement, de contrôler les activités et les budgets de l’Elysée, au nom de la raison d’Etat et de la séparation des pouvoirs. La présidence de Nicolas SARKOZY nous en a déjà clairement montré la voie, notamment avec la libération des infirmières bulgares, où toute demande d’audition d’un de ses proches – notamment de Cécilia ex-SARKOZY – avait été rejetée au nom de ce principe de séparation des pouvoirs.
L’histoire de France, et la Vème République n’y échappe pas, fourmille de barbouzeries orchestrées au plus haut niveau. Comment ne pas se préoccuper de cette volonté sarkozienne de tout voir et de tout contrôler? Comment faire confiance à un homme qui déclare la modernité et la rupture mais que tout accable dans sa pratique récente du pouvoir. La modernité c’est pour demain, oui, on a dit demain…
Le Parlement devra user de ce nouveau droit qui lui est confié, au nom du Peuple français. Pour contrôler l’activité des services, mais également vérifier qu’ils sont utilisés uniquement à des fins militaires et stratégiques, pas à des fins politiques, ni à des fins partisanes, ni à des fins personnelles ou économiques…

Tags: constitution, démocratie, militaire, Nicolas SARKOZY, pluralisme, politique, renseignement, république
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