1,695€/l c’est le prix su litre de super 98 affiché à la pompe TOTAL a côté de chez moi ce matin. La station service ESSO juste en face marquait 17c€ de moins au litre. Qu’est-ce qui explique cette différence de prix? Difficile…
Difficile également de ne pas considérer les profits opérés par les pétroliers comme indûs et honteux.
Le prix de l’essence aujourd’hui constitue un facteur important de la vie chère partout en Europe. Il s’opère en ce moment un mouvement de convergence, partout en Europe, des professions dont la survie dépend étroitement du coût du pétrole : routiers, agriculteurs, pêcheurs, taxis… Ce mouvement de fond, que certains feignent de ne pas voir, traduit l’échec profond du libéralisme économique et de toutes les politiques menées depuis le premier choc pétrolier de 1979. Prisonniers du lobby pétrolier, les politiques n’ont pas eu le courage de remettre en cause la suprématie du pétrole dans le secteur automobile. Les investissements nécessaires pour anticiper l’avenir à un horizon de 50 ans n’ont pas été enclenchés. Telle la cigale de la fable, notre société commence à montrer des fissures, parce qu’elle a consommé plus que raisonnablement les ressources pétrolifères.
Il est urgent en France, plutôt que de jouer à des querelles politiques sur fond d’urbanisme en vue de marquer le visage de Paris comme Haussmann ou de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, d’opérer une révolution des modes de transports. Le paquet doit être mis sur les transports en commun. Il est urgent et capital de développer des transports en commun plus fiables, moins gourmands en énergie et au réseau plus maillé. Il est urgent également de remettre en cause la suprématie de la voiture dans les déplacements urbains. Il est urgent d’interdire la voiture dans le centre de Paris et de faciliter le développement du vélo. Des Etats comme les Pays-Bas ou la Belgique ont su opérer cette mue, avec un climat moins ensoleillé que celui qui règne à Paris. Pourquoi ce manque de courage politique?
Il est urgent également de stoper l’étalement urbain et de privilégier la densification des zones proches des noeuds de transports en commun et des grands réseaux. A condition d’améliorer également l’offre et de cadencer ces transports. continuer à construire des lotissements de maisons individuelles à 30km des centres villes est une hérésie économique, sociale et écologique. Il est temps de réinvestir et de réinventer les centres villes.

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