Le gourvernement va tailler à la hache dans les effectifs des armées. 6.000 emplois par an seraient concernés. Les premières cartes des suppressions de bases, de régiments et de sites montrent comme une évidence que le départ de la grande muette va sinistrer des Régions qui économiquement ne vont déjà pas bien. C’est le cas notamment de l’Est de la France qui sera le plus touché.
Bien sûr, il est urgent de réformer nos armées et de rompre avec le modèle actuel, trop cher pour la Nation. Pour autant, cela ne doit pas se faire sans concertations. Une base aérienne, c’est autant d’emplois directs qu’induits. La suppression pure et simple d’un certains nombres de sites amènera naturellement la disparition de familles de militaires au nieau du bassin d’emplois. Un certain nombre de communes vont devoir se retrouver à gérer des services publics surdimensionnés au regard de la population active qui va leur rester : crèches, écoles, équipements culturels…
Après la réforme de la carte judiciaire et avant celle des hôpitaux, voici la nouvelle désertification de la droite libérale.
Nous savons d’ores et déjà que les amis politiques du Président vont profiter naturellement et majoritairement des regroupements de sites et rares créations.
Sur le fond, je conviens que la réforme de la professionnalisation n’a pas été au bout de sa logique.
En effet, une grande partie des appelés qualifiés a été remplacée par des sous-officiers, au coût très lourd pour les finances de la nation. Une véritable réflexion s’impose pour mener comme aux Etats-Unis une « civilianisation » des emplois militaires qui ne sont pas des emplois de combattants. Les avantages des militaires (salaire, retraite à 15 ou 17 ans, tarifs SNCF, vêtements…) sont bien plus importants que ceux des civils du Minsitère de la Défense.
Il y a par ailleurs un encadrement trop étoffé aujourd’hui. Trop de généraux et de colonels gravitent autour de postes non décisionnels dans les Armées. Il faut écrêter le sommet et organiser la sélection des officiers d’état-major sur des critères objectifs. Chaque officier entrant dans l’armée ne doit pas pouvoir atteindre le grade de Colonel. Pour risquer un parallèle, c’est comme si tout attaché d’administration centrale pouvait espérer finir sa carrière au Conseil d’Etat!

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A votre tour de jardiner...

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