Notre pays commence à souffrir d’une surabondance de populisme. L’opinion publique se laisse entraîner dans des dérives par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire.
Le titre de une du Figaro daté du 26 février 2008 indiquant que 80% des Français sont favorables à la rétention de sûreté témoigne du malaise de notre démocratie. Le Parisien faisait également ses choux gras de cette nouvelle.
Tout d’abord, il ne fallait pas attendre mieux de la part d’une presse détenue par les amis du Président.
Pourtant ces chiffres sont alarmants sur l’état de l’opinion française et sur la manipulation que Nicolas SARKOZY est parvenu à lui imposer.
La peine de mort n’aurait jamais pu être abolie si François MITTERRAND et Robert BADINTER s’étaient appuyés sur des sondages pour gouverner. Elle serait toujours en vigueur. Ce n’est par des sondages que l’on détermine l’intérêt général. Ce n’est pas en réponse à l’émotion que l’on définit une politique.
Je n’aime pas la France telle que Nicolas SARKOZY la dessine: haine de l’autre, individualisme, protectionnisme, libéralisme échevelé, violence politique, violence verbale, violence sur les institutions et notamment la justice…
Cette France là me rappelle de plus en plus l’Europe des années 1930, elle me rappelle de plus en plus la france de PETAIN et de Pierre LAVAL, pas celle de de GAULLE, ni de JAURES.
Nos concitoyens ne se rendent pas compte, que s’ils n’y prennent garde, nous glisserons progressivement dans un système aristocratique ou tyrannique, comme le décrit si bien ARISTOTE dans Les Politiques. La démocratie comporte sa propre fin en elle-même, quand les individus qui composent la cité ne voient plus l’intérêt d’y consacrer du temps et de l’énergie. Toute la problématique de l’espérance religieuse posée par Nicolas SARKOZY joue sur ce ressort pour faire déserter nos concitoyens du champ politique vers le champ du spirituel religieux.
Nous vivons dans une période de grand danger pour la démocratie. Et ce ne sont malheureusement pas les tribulations de la dame de gauche qui déclare à tout bout de champ que les Français ont besoin d’elle qui vont relever le niveau politique. La France a aujourd’hui besoin d’une gauche qui se redresse, qui s’affirme, qui lutte et résiste.

Tags: démocratie, europe, gauche, justice, libéralisme, Nicolas SARKOZY, peine de mort, politique



Sizorn Fanny le 29 février 2008 13:12
et oui, il faut une gauche, une vraie, au niveau local et national !
Quelques député-e-s se sont levés face à la rétention de sureté, socialistes et communistes…mais pas très médiatique…
IL Y A DU BOULOT !