Les idées, les articles et les propositions fusent autour de la question de la création du Grand Paris. Pour le moment, il y a un grand absent – et ce surtout dans les propositions de la droite – : les citoyens.
Toute cette activité fusionnelle entre élus de droite et de gauche, entre ministres, et Président de la République oublie le citoyen.
Entre communauté urbaine, établissement public, syndicat mixte, les options sont largement ouvertes débattues.
Pourtant, dans aucun de ces cas de figure, le citoyen n’a de place.  Tout ceci se passe entre élus, loin du peuple. Le caractère technique des coopérations envisagées ne sauraient regarder l’électeur citoyen malgré le coût des politiques et le budget nécessairement important que la structure génèrera.
Il est nécessaire de ne pas reproduire les erreurs passées de l’intercommunalité où tout se déroule dans une démocratie à deux niveaux.
Le risque c’est, sur des sujets majeurs pour les habitants de cette structure, l’inefficacité et l’illisibilité.
Ce serait un déni du politique et de la démocratie au profit d’une conception gestionnaire des collectivités locales. Car, il faut savoir que dans la plupart des structures intercommunales les choix sont le fruit d’un compromis entre grandes et petites communes, entre maires de gauche et de droite. L’intérêt communautaire passe bien souvent après l’intérêt cumulé des communes.
Or le risque sur l’agglomération parisienne c’est que ce petit jeu ne fasse perdurer les querelles boutiquières entre Paris et la banlieue, entre les communes riches du 92 et les communes pauvres du 93.
Il apparaît nécessaire que les citoyens aient leur mot à dire, qu’il puissent choisir des orientations politiques pour ce territoire.
Il apparaît nécessaire aussi tant les niveaux administratifs sont condensés sur ce territoire entre Région, départements, intercommunalités et communes de supprimer un échelon.
Il faut regarder du côté du grand Londres avec un mode d’élection direct des conseillers de l’agglomération au niveau des districts (équivalent de nos communes) par les citoyens.
Cet impératif de démocratie est un élément essentiel à défendre pour la gauche et notamment pour les socialistes. C’est là une vraie différence que nous devons marquer avec une droite plus soucieuse de prébendes et d’offices pour des notables pour lesquels la transparence et l’élection sont autant d’inconforts à supprimer.

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2 Commentaires

  1. Penhouet le 4 février 2008 22:33

    Si je suis d’accord avec toi concernant le besoin de democratie, je trouve que concernant le grand paris, on met la charrue avant les boeufs. Pour moi il est surtout necessaire de definir l’objectif du grand paris. Le velib est un exemple des limites actuelles mais pas une fin en soit. Si un grand paris remplace les actuels departement, quelle sera la plus value? Pourquoi cela changerait la situation actuelle ou les communes devenue quartier se battrons pour garder leur privilèges? Il est pour moi important de parler de projet commun avant de politique. Definissons ce qui fait de nous (ou fera de nous) de grands parisiens, egaux et fier de l’etre?

  2. thpuijalon le 5 février 2008 15:07

    Nous sommes d’accord. Merci pour ton commentaire

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